LES ECHOS

 

Les Echos
26 mars 2010

CUVEE AVENTURESVIN DE LA SEMAINE
CUVEE LES AVENTURES
CHAMPAGNE GRAND CRU
BLANC DE BLANCS
Champagne Lenoble

 

Une noble aventure

A quatre-vingt-dix ans cette année, cette discrète maison de champagne de la vallée de la Marne est une rescapée. D'une chute, d'une défaillance et d'une crise.......


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les echos hors serieLes Echos
Série Limitée
14 novembre 2008

CHAMPAGNE
Des bulles de temps et d'antan

Nos 25 meilleures bouteilles

Maisons connues de tous mais aussi plus confidentielles pour étonner et surprendre les blasés du champagne cette sélection fait la part belle aux incontournables et aux découvertes de nos deux spécialistes.

AR LENOBLE, CUVEE LES AVENTURES
Cette maison met tout son savoir-faire dans ce champagne. Elle vinifie à l'ancienne et ne sort que 2 000 bouteilles numérotées. Une robe jaune or vieilli intense et des notes d'évolution en bouche. Une belle surprise pour une cuvée insolite.

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LES ECHOSLes Echos
Série Limitée
9 novembre 2007

La nouvelle jeunesse des vieux champagnes

L'art des vieux millésimes se joue au moment crucial du dégorgement. Une étape délicate où le champagne gagne ou perd toute sa subtilité. Les grandes maisons redécouvrent un marché aujourd'hui porteur, symbole du luxe et de l'exceptionnel.

En Champagne, l'art du vieillissement n'est pas donné à tout le monde. Voici une sélection des meilleures maisons et de leurs plus belles pièces de collection.

Parmi les maisons citées :
Bollinger, Bruno Paillard, Charles Heidsick, Deutz, Dom Pérignon, Henriot, krug, Louis Roederer, Nicolas Feuillatte, Ruinart, Salon, Vve Devaux et Veuve Cliquot.

figure la Maison Lenoble pour sa collection de vieux millésimes :
Cette petite maison a développé une large gamme baptisée "Collections" dont les vins sont presque tous des blanc de blancs. Les prix sont encore angéliques.
Il reste encore quelques magnums de 1973 et 1964, mais si peu !

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           Les Echos
   HORIZONS REGIONS
       7 décembre 2006

LES ECHOS
PHOTO ANNE MALASSAGNE

PORTRAITS

 

A la tête d'une maison de champagne indépendante "AR Lenoble", elle a su donner un nouvel élan à l'entreprise familiale en misant sur le haut de gamme.

 

ANNE MALASSAGNE FAIT PETILLER LE CHAMPAGNE

Elle aurait pu poursuivre une carrière brillante de gestionnaire avisée au sein du groupe L'Oréal et de sa filiale Héléna Rubinstein. A 28 ans, Anne Malassagne préfère mettre son talent au profit de l'entreprise familiale créée par son arrière -grand-père en 1915. Cette année-là, Armand-Raphaël Graser, alors marchand de vins en Alsace quitte sa région pour rejoindre la Champagne et y mettre sa famille à l'abri. Installé à Damery, dans une bâtisse du XVIIIème siècle qui est encore aujourd'hui le siège de la société, il achète des vignes et du raisin et se met à produire son propre champagne qu'il commercialise dès 1920 sous la marque "AR Lenoble", "AR" pour les initiales de son prénom et "Lenoble" en hommage à la noblesse de ce terroir. Le père d'Anne, Jean Malassagne, médecin passionné de viticulture, s'implique dans l'affaire dès les années 1950 : il investit dans la chaîne de production et reconstitue les stocks.

REALISATION DE GRANDS CRUS
Deux décennies plus tard, le terroir prend de la valeur, car la maison Lenoble dispose de 18 hectares situés sur l'un des plus beaux coteaux de Champagne. "Sur les 320 villages que compte la Champagne, seuls 17 sont classés Grand Cru et 41 Premier Cru. Parmi les 17 villages classés Grand Cru, 6 seulement produisent du Chardonnay sur la Côte des Blancs. C'est précisément sur l'une de ces communes que se trouve la majeure partie du vignoble maison" explique Anne Malassagne. C'est pourquoi, lors de la guerre du Golf, Anne décide de porter secours à son père, prêt à vendre l'affaire, et de miser sur le haut de gamme. Elle prend alors un congé pour création d'entreprise et se retrousse les manches pour aller démarcher dans toute la France. "Ce fut difficile pour m'imposer, beaucoup d'employés m'avaient connu enfant". Anne Malassagne réduit la production de 400 000 à 350 000 bouteilles, se concentre sur des cuvées exclusivement réalisées avec de grands crus, et attaque des marchés de niches. Avec l'aide de son frère Antoine, ingénieur chimiste, qui la rejoint en 1996, elle obtient pour ses champagnes une reconnaissance de la presse internationale. Elle travaille sur les habillages des bouteilles avec une agence parisienne et poursuit son développement aux Etats-Unis et dans vingt pays d'Europe, mais aussi au Japon, en Corée, en Chine, à Taiwan, en Nouvelle-Zélande. L'entreprise affiche aujourd'hui un chiffre d'affaires de 4, 2 millions d'euros dont 70 % réalisé à l'exportation, et un résultat net après impôts de       276 000 euros. Une nouvelle cuverie est d'ailleurs prévue pour 2007.