LE FIGARO MAGAZINE

 


Numéro
du 1er décembre 2007

SPECIAL CHAMPAGNE

FIGARO MAGAZINE

Sélection du Rosé Millésime 2002 :
Ce rosé à la robe saumonée n'est élaboré que les meilleures années. A dominante chardonnay de Chouilly (85%), il effectue un passage partiel sous bois, et l'on a choisi de ne le doser que très faiblement (6 g/l). Une belle réussite dans sa catégorie alliant puissance, élégance et raffinement.

Sélection du Brut Nature :
Zéro gramme de dosage dans cet assemblage non millésimé des trois cépages. C'est le canevas de l'autre brut (l'Intense) de la marque de Damery, mais avec un vieillissement plus long. Très mûr; fruité et plein de délicatesse, il supporte parfaitement l'absence total de sucre. Parfait à l'apéritif.

FOURREAU FRAICHEUR


Dans la rubrique consacrée aux coffrets de fin d'année, sélection du Fourreau Fraîcheur :

Le fourreau fraîcheur de Lenoble permet de garder au frais une bouteille de champagne. La recette ? Placez le fourreau deux heures au congélateur, glissez-y la bouteille, ajoutez de l'eau. Pratique, il s'emporte partout.

PICTO

 

Numéro
du 15 septembre 2007

SPECIAL VINS

FIGARO MAGAZINE
Sélection du Brut Nature :
Un brut à dosage zéro, autrement dit un champagne dans sa plus pure expression. Anne et Antoine Malassagne l'ont, fort justement fait entrer dans celle de leurs trois collections qui a pour nom "les champagnes d'amateur". Il faut, en effet, être un puriste pour apprécier ce vin sans fard.
PICTO

 

 

Numéro
du 2 décembre 2006

SPECIAL CHAMPAGNE

FIGARO MAGAZINE

ETATS-MAJORS ET CHEFS DE CAVES
LES FEMMES AU POUVOIR
De plus en plus nombreuses aux commandes, elles commencent à investir les caves. Voici leurs portraits.

Sans aller jusqu'à pronostiquer que la femme est l'avenir du champagne, ce vin doit une bonne part de sa célébrité à des implications féminines qui suscitent, encore de nos jours, de multiples vocations.
Elles sont aux manettes dans plusieurs maisons champenoises, jouant les premiers rôles, mais conscientes qu'on ne peut pus, de nos jours, travailler en solo. Le champagne moderne a besoin, au niveau de ses états-majors, de duos, voire de trios, pour réaliser cette complémentarité qu'exige l'élaboration d'un vin devenu de plus en plus exigeant.

PHOTO ANNE ET ANTOINE

                                       ANNE ET ANTOINE MALASSAGNE
Il y a tout juste 10 ans qu'Anne et Antoine Malassagne gèrent en duo la maison de champagne fondée en 1920 par leur arrière-grand-père.

Au début des années 90, ce n'était pas la voie dans laquelle s'engageaient le frère et la soeur. Anne, elle, était depuis cinq ans cadre chez L'Oréal, et Antoine, le cadet, ingénieur dans l'agroalimentaire. En 1996, c'est à peine si la fratrie totalisait soixante ans d'âge lorsqu'ils se lancèrent ensemble dans l'aventure.
Anne avait franchi le pas trois ans avant, affrontant seule le sceptiscisme ambiant qui guette inévitablement toute jeune femme arrivant inopinément aux commandes. Mais un frère étant par essence un "ami donné par la nature", comme le dit joliment le poète Gabriel-Marie Legouvé, il était tout à fait normal qu'il finisse par rejoindre sa soeur pour remplir une mission très familiale.
Car il s'agissait, ni plus ni moins d'assurer la pérennité de la marque, créée par l'ancêtre alsacien Armand-Raphaël Graser, qui avait voulu honorer le champagne en donnant à sa marque le beau nom de Lenoble. Il y a trois quarts de siècle, il avait posé son sac à Damery, une petite ville située à quelques encablures d'Epernay, qui vit naître, à la fin du XVIIè siècle, la tragédienne Adrienne Lecouvreur.
Pas de problème de prééminence entre Anne et Antoine quand il fut question de créer une direction bicéphale. Pas de rivalité fratricide en perspective comme notre histoire de France en recèle tant et tant ! "Le partage des tâches s'est opéré tout naturellement, raconte Anne Malassagne. Antoine ne se voyait pas autrement qu'en bottes sur le terrain et dans les chais. Comme ma formation d'origine me portait davantage vers la gestion, la communication et le contact avec les clients, ma place était toute trouvée."
Non pas qu'ils se désintéressent du secteur de l'autre. Anne n'ignore rien des particularités du vignoble familial (18 hectares dans la Montagne de Reims) ni de la subtilité des assemblages. Quant à Antoine, il sait pour un temps délaisser le cocon champenois pour se rendre dans quelques-uns des vingt pays où            AR Lenoble totalise 70 % de ses ventes. Pas de complémentarité sans polyvalence, c'est peut-être ça le secret de la réussite de cette gestion bicéphale que la croyance champenoise voue généralement à l'échec. Recette incomplète si l'on n'ajoute pas une grande rasade de valeurs familiales partagées et une bonne dose d'affection réciproque. Ajoutez à cela une vision identique de la marche à suivre pour tirer vers le haut cette petite maison (350 000 bouteilles) qui a codifié son action dans une charte de bonne conduite. Pas question, enfin, de sacrifier la qualité de chacune des huit cuvées artisanalement conçues à un développement incontrôlé.
Là encore, Anne et Antoine sont du même avis.Comme s'exprime, à l'heure cruciale des assemblages, leur penchant commun pour le chardonnay, auquel ils ont dédié quatre superbes cuvées blanc de blancs.

PICTO

 

SPECIAL CHAMPAGNE
du 26 Novembre 2005

CUVEE GENTILHOMME

Dans la catégorie des Blanc de Blancs
Sélection de la Cuvée Gentilhomme 1999


C'est parce que sa bouteille se pare d'une étiquette posée sur ses épaules, tel le col de chemise d'un gentilhomme, que cette très sélecte cuvée a pris ce nom original. Le contenu n'est pas dépourvu de noblesse, qui puise son chardonnay dans les meilleures parcelles de Chouilly où se trouve l'essentiel du vignoble de la famille Malassagne. Un très grand blanc pour tables de fêtes et mets de circonstances.

PICTO

             SPECIAL VINS du 3 Septembre 2005

"Lenoble: Un beau nom inventé"


« AR Lenoble : c'est sans doute le nom le plus mystérieux choisi par l'une des 284 maisons de négoce existantes. Pour la simple raison qu'il n'existe pas de famille Lenoble dans la corporation. En revanche, "A.R." sont les initiales des deux prénoms d'Armand-Raphaël Graser, un Alsacien implanté en Champagne depuis 1920. Quant à "le noble", c'est le surnom qu'il avait donné à ce vin prestigieux. Près d'un siècle plus tard, ses arrière-petits-enfants, Anne Malassagne et son frère, Antoine, ont conservé ce nom qui est un véritable hommage rendu au "vin blond". Implantés à Damery, à la tête d'un beau vignoble de 18 hectares et avec une production volonatirement limitée à 340 000 bouteilles, ils sont restés fidèles à l'admiration que leur aïeul vouait au champagne.

Fidélité n'étant pas contradictoire avec modernité, le frère et la soeur viennent de "relooker" leur gamme, très marquée par le chardonnay. Logées dans des bouteilles couleur feuille morte, revêtues d'étiquettes modernisées, les cuvées ont été classées en trois catégories : Classiques, avec un brut rebaptisé "Intense" et un Rosé Millésimé 1998 ; Amateurs, avec un Blanc de Blancs "Grand Cru", millésimé ou non, et un Brut Nature sans dosage ; enfin, Prestige, avec "Gentilhomme"1999 et "Les Aventures", deux blancs de blancs grand cru.