FIGARO  -  LE GUIDE



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22 NOVEMBRE 2007

GUIDE FIGARO
FOURREAU NOEL

 


Sélection du Fourreau Fraîcheur

dans les idées de cadeaux du GUIDE       LES ENVIES 2008

PICTO


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5 Décembre 2006

GUIDE FIGARO
BOUTEILLE CUVEE GENTILHOMME

 

Sélection de la Cuvée Gentilhomme 1999

TENUE D'APPARAT
Etiquette aux épaules et coffret rouge pour la Cuvée Gentilhomme de la maison AR Lenoble, un grand cru millésimé blanc de blancs.

PICTO


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25 avril 2006

PHOTO DU GUIDE FIGARO

LENOBLE, LA PLUS PETITE DES GRANDES MAISONS

Lenoble est une petite maison qui se porte bien. 70 % de son chiffre d'affaires est réalisé à l'exportation. Les bouteilles spéciales : millésimes, blanc de blancs ou de noirs, rosés, non dosé, etc., celles où la valeur ajoutée est la plus importante, représentent environ 60 % de ce chiffre d'affaires. Un cas presque unique en Champagne. Qui prouve qu'il est toujours possible d'entreprendre en France.
L'artisan de ce succès s'appelle Anne Malassagne. Une jeune femme mince au visage sans fard qui respire l'énergie mais sait aussi s'arrêter pour réfléchir. Ce jour-là, elle parle avec les mains, comme pour convaincre, encore mieux, encore plus. Mais, tout en s'exprimant, elle pense à ce qu'elle va dire plus tard. Aux échecs, on dirait qu'elle a deux coups d'avance. "Il faut de la volonté, de l'intuition et de la chance" dit-elle.
La création de la maison Lenoble remonte à 1920. Ce sont les parents d'Anne, médecins tous les deux, qui gèrent la propriété, la portent à bout de bras. Au début des années 90, la grande distribution décide de faire sa pub sur quelques produits dits de luxe, au nombre desquels figure le champagne. Les camions circulent, le nom qui figure sur l'étiquette est parfois différent de celui du producteur, du négociant ou de la coopérative qui aura réellement élaboré le vin. De la même façon, on peut trouver sous la même marque des vins bien différents. La maison AR Lenoble prend l'eau.
Anne Malassagne, titulaire d'un mastère d'économie internationale obtenu à Dauphine, est alors salariée depuis quatre ans de l'Oréal, l'entreprise française la plus flamboyante de l'époque. Elle demande à son père de surseoir à sa décision de vendre, prend la direction de la maison. Et la galère commence. Ni les restaurateurs, ni les cavistes n'attendent une jeune femme frêle vendant une marque inconnue. Après dix-huit mois d'efforts infructueux, elle s'appuie sur les représentations diplomatiques du Quai d'Orsay. Elle perfectionne son anglais et son allemand, passe ses nuits à éplucher une paperasse indigeste...
L'Angleterre, la Belgique, l'Allemagne sont ses premiers succès. Elle s'enhardit au Japon, à Singapour, à Hong-Kong puis aux Etats-Unis. Bien que ses vins ne correspondent pas à ce que l'on considère comme le "style Parker", le célèbre Américain lui attribue des notes très élevées, la barre mythique des 92/100. La marque est sauvée. Antoine, son frère cadet rejoint Anne à la tête de l'entreprise. Des secrets ? "Non, dit-elle. Il faut de beaux raisins des meilleures parcelles, être attentif au goût de l'époque et devancer le goût des clients. Le marketing attend que les clients définissent ce qu'ils veulent, dans un domaine où le jus de raisins ne sera vendu que quatre ou cinq ans plus tard. Ca n'a pas de sens. Il faut se dépenser sans compter."
La Champagne n'a-t-elle pas été faite par les femmes ? Quand vous croiserez l'un des vins d'Anne Malassagne, n'hésitez pas.