PARIS MATCH
Numéro du 15 décembre 2011
ANNE MALASSAGNE FAIT DE SON VIN UNE ODE A LA BEAUTE
Elle a l'élégance et la grâce de son vin : "Lenoble comme Noblesse".
Pour l'arrière-grand-père d'Anne Malassagne, le plus grand vin du monde méritait bien une telle appellation plutôt que son propre nom, Armand-Rapahël Graser. Le fondateur laissait ses initiales, et sa marque devenait AR Lenoble. C'était en 1920. Puis, en 1993, quand l'affaire périclite, Anne refuse l'inéluctable : la vente du petit empire familial. Elle abandonne alors les flacons de l'Oréal pour se consacrer aux arômes et aux saveurs des siens. "J'ai été formée sur le terrain en goûtant les raisins dans les vignes avec mon père", dit-elle simplement. C'est ainsi qu'elle reçoit l'amour du champagne en héritage. Elle préserve, bâtit et modernise. En quelques années, sous sa houlette, la maison Lenoble est relevée. "Nous produisons 350 000 bouteilles, dit-elle. Nous irons peut-être jusqu'à 400 000, mais jamais au -delà. Je préfère garder une taille humaine, et assurer la qualité plutôt que d'augmenter nos volumes." Aujourd'hui, AR Lenoble, l'une des rares maisons restées dans la famille du fondateur, propose un champagne cousu main, au luxe discret, un bijou. 
Sélection du Grand Cru Blanc de Blancs :
Sur un des rares terroirs où on pratique "l'enherbement naturel" pour stimuler la vigne. Le raisin y gagne en concentration. Dans la flûte : un champagne pur, floral, iris et aubépine, amande. Noblesse oblige : un bonheur apéritif, pour faire belle bouche ou sur des crevettes nature saisies à la plancha.
Version intégrale et imprimable

