Le
dégorgement
Les différentes cuvées sont ainsi régulièrement goûtées par Antoine Malassagne et l'œnologue pour surveiller leur évolution, apprécier leur maturité et autoriser leur possible commercialisation.
Après plusieurs années de vieillissement, viennent alors le
remuage et le dégorgement : la bouteille, inclinée sur un pupitre
de bois est régulièrement tournée pour concentrer le dépôt dans le col
du flacon. Cette opération est encore manuelle pour les vieux millésimes
et cuvées spéciales. Pour les autres qualités, le remuage est effectué
automatiquement en gyropalettes. Après congélation du col, la bouteille
est alors dégorgée, c'est-à-dire ouverte. Sous l'effet de la pression,
le dépôt et un peu de vin seront éliminés.
Le liquide perdu lors de l'expulsion du dépôt est remplacé par une liqueur
de dosage, mélange de sucre et de champagne. Selon la dose de sucre,
on obtiendra un champagne extra-brut, brut, demi-sec ou doux.

La Maison AR Lenoble, soucieuse de laisser
s'exprimer toute la typicité naturelle des terroirs et des cépages,
laisse les vins vieillir suffisamment longtemps pour les doser au strict
minimum, près de la moitié de ce qui est communément
pratiqué.
Les champagnes n'en sont que plus frais, purs et délicats.
L'habillage
est réalisé après une série d'opérations : la bouteille reçoit d'abord
un bouchon de liège fermement maintenu par un muselet (structure métallique
résistant à la pression), elle est ensuite agitée, afin d'homogénéiser
vin et liqueur, lavée, et séchée. Reste la mise en caisses, et la bouteille
est alors prête à la vente.
Celle-ci sera cependant conservée au moins 3 à 4 mois avant de quitter
la propriété afin que le vin retrouve
son équilibre propre à la dégustation après le choc du dégorgement.

